Le webinaire de l’OMS met en lumière la stratégie d’élimination du cancer du col de l’utérus en Méditerranée orientale


Le Mois de la sensibilisation au cancer du col de l’utérus est commémoré dans le monde entier chaque année en janvier.

Cette année, le bureau de l’OMS pour la Méditerranée orientale (WHO EMRO) a marqué le mois en lançant le 11 janvier sa stratégie d’élimination de la maladie dans la région.

Selon l’OMS, le cancer du col de l’utérus se distingue des autres cancers parce qu’il est causé par un agent infectieux et qu’il est donc totalement évitable.

Le cancer du col de l’utérus est le premier cancer que la communauté mondiale ait jamais tenté d’éliminer, un effort qui nécessitera un effort massif.

Le webinaire, qui a réuni des experts, des universitaires et des médias de plusieurs pays de la région, a été coordonné par le Dr Ibtihal Fadhil, président de l’Alliance des maladies non transmissibles de la Méditerranée orientale (MNT) et ancien conseiller régional de l’OMS EMRO.

Le webinaire visait à souligner les efforts réussis et à identifier les défis qui pourraient entraver la réalisation des objectifs de la stratégie.

Lançant l’événement, le Dr Mohamed Afifi, conseiller régional pour la santé des femmes à l’OMS EMRO, a expliqué que l’OMS vise à éliminer ce cancer dans le monde d’ici 2120.

Pour ce faire, l’OMS a introduit un ensemble d’objectifs 90-70-90 à atteindre d’ici 2030. L’ensemble appelle les pays à vacciner 90 % des filles d’ici l’âge de 15 ans contre le papillomavirus humain (HPV), à fournir une couverture de dépistage de 70 % pour les femmes âgées de 35 à 45 ans et fournir un traitement à 90 % pour le pré-cancer du col de l’utérus et une prise en charge pour les femmes atteintes de cancer.

Le panel a souligné les actions stratégiques suivantes dans la stratégie récemment lancée par l’OMS EMRO :

Premièrement, renforcer la prévention primaire en accélérant l’introduction du vaccin contre le VPH et en améliorant la couverture.

Deuxièmement, améliorer le dépistage cervical et le traitement précancéreux.

Troisièmement, réduire le fardeau de la souffrance causée par le cancer du col de l’utérus en améliorant la disponibilité des services de diagnostic précoce, de traitement, de réadaptation et de soins palliatifs.

Quatrièmement, renforcer les systèmes de santé pour assurer une prestation intégrée, efficace et équitable de services de haute qualité dans les piliers de la vaccination, du dépistage et du traitement et des systèmes de suivi et d’évaluation appropriés et efficaces.

Cinquièmement, améliorer la communication, le plaidoyer et la mobilisation sociale pour contrer la réticence à la vaccination, accroître la sensibilisation à la prévention et au traitement et améliorer l’acceptabilité du diagnostic.

Les défis auxquels est confrontée la mise en œuvre des stratégies ont également été mis en évidence lors du webinaire, en utilisant les études de cas du Liban et du Maroc, par le Dr Faisal ElKak, Faculté des sciences de la santé, AUB.

Les défis comprenaient l’insuffisance du soutien politique, le manque de fonds et des idées fausses profondément enracinées.

Une réussite notable a été celle des Émirats arabes unis, comme l’a souligné le Dr Butheina Bin Belaila, responsable des MNT au ministère de la Santé du pays.

Bin Belaila a expliqué comment un programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus et de vaccination est en place depuis des années, ajoutant que le pays a rapidement adopté les derniers moyens de diagnostic et de traitement.

Le webinaire a affirmé l’importance du rôle des médias dans la mise en évidence du problème et la lutte contre les idées fausses, avec un accent particulier sur le rôle des médias sociaux et des campagnes des influenceurs pour atteindre le plus large éventail de sociétés.

Selon les données de l’OMS, le cancer du col de l’utérus est le sixième cancer le plus fréquent chez les femmes dans la région de la Méditerranée orientale de l’OMS.

En 2020, on estime que 89 800 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du col de l’utérus dans la région et plus de 47 500 femmes sont décédées de cette maladie évitable.

Presque tous les cas de cancer du col de l’utérus (99 %) sont liés à une infection par le VPH à haut risque. Bien que la plupart des infections par le VPH disparaissent spontanément et ne provoquent aucun symptôme, une infection persistante peut provoquer un cancer du col de l’utérus chez les femmes.

Surnommé le « tueur silencieux », le cancer du col de l’utérus est le deuxième type de cancer le plus courant chez les femmes dans le monde et est également la deuxième forme de cancer la plus mortelle chez les femmes dans le monde, selon l’OMS.

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